Notre programme

Une ville solidaire, maintenant plus que jamais

Constat

Notre belle ville a une longue histoire de solidarités – ouvrières, religieuses, culturelles, économiques. Or, ces dernières années, et plus encore sous l’effet de la crise du COVID-19 pour certains d’entre eux, de nombreux ménages ont vu leur revenu disponible s’éroder. De plus, trop de personnes restent sans formation professionnelle ou se trouvent au chômage à quelques années de la retraite. Enfin, cette crise, tout comme la concurrence du commerce en ligne et des grandes surfaces commerciales en périphérie, mettent les commerces et les services locaux sous pression.

Notre projet

Aujourd’hui, notre ville a besoin d’un nouvel élan de solidarité, notamment pour les personnes en situation de précarité, les commerces et services locaux, et les actrices et acteurs du sport, de l’événementiel et de la culture. Pour concrétiser cette solidarité, nous voulons offrir un soutien fort à l’ensemble de la population, moyennant une mesure redistributive puissante en faveur du commerce et des services locaux. Nous souhaitons aussi que la ville s’engage pour la formation professionnelle et le soutien aux chômeurs de plus de 55 ans. Enfin, il est essentiel qu’elle défende, en collaboration avec les syndicats, des conditions de travail dignes – notamment pour les salarié-e-s qui exercent ces métiers essentiels dans la crise sanitaire, tel-le-s les vendeuses et les vendeurs. Nous souhaitons que la ville s’engage en faveur de la promotion des conventions collectives et pour des négociations constructives entre salarié-e-s et employeur-e-s dans le respect de tou-te-s.

Nos mesures

  1. Soutenir la population, les indépendant-e-s et l’économie en cette période de crise, avec une mesure redistributive forte « Covid-19 »

    • soutenir la population yverdonnoise, les commerces, les services locaux et les indépendant-e-s par le biais de la mise à disposition de bons d’achat à utiliser dans les commerces et services locaux, ainsi qu’auprès des indépendant-e-s;​

    • s’engager pour l’emploi et la formation professionnelle et combattre le chômage des salarié-e-s de plus de 55 ans; l’absence d’un titre certifiant dans le domaine de la formation professionnelle constitue un lourd handicap sur le marché du travail. Se retrouver au chômage à plus de 55 ans représente un risque de pauvreté majeur à quelques années de la retraite. La Commune doit donc être exemplaire dans la création de telles places. Nous soutiendrons, et valoriserons auprès du tissu économique local, la création de places d’apprentissage et d’emplois d’insertion au sein des services communaux, ainsi que la promotion de l’engagement de salarié-e-s de plus de 55 ans lors du renouvellement de postes.

  2. Défendre les conditions de travail du personnel de la vente en mettant tout en œuvre pour finaliser la signature d’une convention collective de travail.​

Notre projet

Nos mesures

 

Une ville qui mène une vraie politique du logement

 

Constat

Face à la croissance démographique communale, et malgré la récente accélération de construction de logements, la situation de pénurie reste néanmoins réelle. Le marché immobilier demeure conservateur et spéculatif et la qualité de l’offre ne répond que très mal aux besoins de la population. Les loyers des appartements ont flambé ces 20 dernières années et restent inaccessibles à la classe moyenne et aux ménages à faible revenu.

Notre projet

Face à cette situation difficile pour de nombreux ménages, notre commune doit renforcer l’offre en logements abordables et diversifiés, dans le but de promouvoir la cohésion sociale et qu’enfin, les familles ou les jeunes trouvent à se loger. Elle doit également tout mettre en œuvre pour maintenir les loyers bon marché du parc locatif existant. Ainsi, le logement est une priorité pour le PS et le POP, qui s’engagent pour une politique communale du logement active et volontariste en vue de contribuer à une ville solidaire, intégrative et durable.

Nos mesures

  1. Mener une politique foncière active pour des logements abordables et diversifiés

    • cesser de vendre les «bijoux de famille» de notre collectivité et ainsi préserver la faculté des générations futures de se déterminer sur l’affectation de ces terrains. Conserver les terrains et immeubles communaux est le levier de l’action publique et permet de mener une réelle politique urbanistique.

    • louer ces terrains en droits de superficie à des acteurs offrant des garanties d’intérêt public dans la durée, notamment à des coopératives ou à des fondations d’utilité publique. Ces mises en location sont pour la collectivité bien plus profitables à long terme qu’une vente, et peuvent aussi dégager des liquidités importantes à court terme;

    • soutenir les maîtres d’ouvrages d’utilité publique, en particulier par la prise de participation à ceux-ci et la mise à disposition de terrains sous forme de droits de superficie;

    • acquérir des terrains stratégiquement situés pour débloquer ou maîtriser des projets d’habitations, notamment en faisant valoir le droit de préemption communal prévu par la loi;

  2. Réaliser des logements diversifiés et à loyers abordables dans les nouveaux ensembles résidentiels

    • utiliser les outils légaux de quotas et de bonus de logements d’utilité publique (LUP) dans les plans d’affectation pour favoriser la construction de logements diversifiés et abordables. Ces logements doivent répondre aux besoins et promouvoir la cohésion et la mixité sociales: classe moyenne, seniors, familles à bas revenus, étudiants, jeunes familles, habitant-e-s réuni-e-s en coopératives d’habitant-e-s, etc;

    • cibler un taux de 70% de logements répondant aux critères des LUP sur les terrains communaux et de 50% dans les projets privés lors de la création de nouveaux ensembles d’immeubles locatifs, en particulier dans les futurs quartiers de Gare-Lac;

    • ménager les finances publiques en combinant des logements à loyers contrôlés (sans aide commune-canton) aux logements subventionnés, en particulier en soutenant le développement de coopératives d’habitation ou d’habitant-e-s;

  3. Dynamiser et réorienter la Fondation yverdonnoise pour le logement (FYL)​

    • renforcer le rôle et les moyens de la FYL comme propriétaire de logements d’utilité publique et comme facilitatrice pour des opérations de maîtres d’ouvrage d’intérêt public. Cela passe par un renforcement de la capitalisation de la FYL, par exemple par la cession du parc locatif communal, afin de renforcer sa capacité de financement;​

    • orienter rigoureusement le parc immobilier de la FYL sur des logements d’utilité publique et ne pas acquérir des appartements hors norme, comme l’ensemble St-Roch;

  4. Veiller au maintien des logements existants bon marché​

    • appliquer rigoureusement le volet «protection du parc locatif» de la loi en suivant de près les transformations et changements d’affectation des logements existants;​

    • informer régulièrement les locataires sur les dispositions légales permettant de conserver les loyers, moins chers, du parc locatif existant, tout particulièrement les personnes en contact avec les services sociaux.

Une ville accueillante pour les familles et les jeunes

Constat

Depuis vingt ans, la population yverdonnoise croît avec régularité. Cette croissance est notamment portée par les jeunes : leur nombre a progressé de près de 13% dans notre ville, plus rapidement que dans le canton. Notre ville change pour tenir compte de cette augmentation, comme l’illustre symboliquement la transformation des anciens arsenaux militaires en collège secondaire. Elle développe également son réseau d’accueil de jour. Bien que l’offre en places d’accueil par rapport au nombre d’enfants progresse pour les enfants des différents âges, elle demeure insuffisante. La progression la plus rapide du nombre de plces dans le développement de l’accueil de jour yverdonnois est à porter au crédit du PS. En 2019, il a obtenu la création de 100 nouvelles places pour les 5-8 ans, une victoire historique … mais ce n’est qu’une première étape.

Notre projet

Les familles qui s’installent à Yverdon-les-Bains sont frappées par la qualité de vie offerte par la région : ville à taille humaine, montagne et lac à proximité, riche offre extra-scolaire. En revanche, les infrastructures, elles, ne sont pas à la hauteur. Pour offrir une vraie place au nombre croissant de familles dans notre ville, il faut accélérer considérablement les politiques en cours, tout en veillant à associer à leur élaboration des organismes dynamiques comme le Conseil des Jeunes. Aujourd’hui, une politique familiale ambitieuse doit tout simplement être une priorité politique de notre ville. Car faire le pari d’une politique familiale ambitieuse, c’est investir dans l’avenir de notre ville… Il est temps !

Nos mesures

  1. Assurer une place d’accueil à chaque enfant

    • Les choses devraient être simples. Elles ne le sont malheureusement pas. Chaque parent qui le souhaite devrait pouvoir mettre son enfant dans une structure d’accueil. C’est pourquoi le PS et le POP s’assureront que soit élaboré un plan précis qui permet de remplir cet objectif dans les plus brefs délais. C’est non seulement une question de solidarité et de promotion de l’égalité, mais aussi un investissement : des places d’accueil en suffisance permettront aux parents de maintenir leurs taux d’activité, de ne pas interrompre leurs carrières… et donc d’augmenter leur capacité contributive;

  2. Développer un réseau d’accueil souple et accessible à toute la population

    • Aujourd’hui, de nombreuses catégories de la population sont exclues des structures d’accueil, que ce soit pour des raisons de coûts ou parce qu’elles ne remplissent pas les critères retenus. Le PS et le POP modifieront urgemment le barème de tarification (datant de 2008), encourageront l’ouverture des structures aux enfants des chômeurs ainsi que le développement d’un réseau de haltes-garderies permettant un accueil ponctuel et souple;

  3. Aménager des places de jeu – enfin ! - accueillantes et sûres​

    • La gestion des places de jeu yverdonnoises est une honte ! Entre celles qui ont été démontées sans être reconstruites et celles qui sont si vétustes qu’on craint pour la sécurité de nos enfants, le problème est urgent. Année après année, le Service de l’urbanisme n’utilise pas les budgets dont il dispose pour l’entretien de ces places. Il ne s’est absolument pas saisi de ce problème majeur. Cela doit changer ! Des places de jeux accueillantes, sûres et adaptées seront ainsi construites;​

  4. Transformer les devoirs surveillés en devoirs accompagnés​

    • Les devoirs à domicile sont une source d’inégalité entre les familles, une inégalité que la phase d’enseignement à domicile a creusée. En renforçant la formation et le statut des accompagnant-e-s, notre commune peut faire un pas important vers l’égalité des chances;​

  5. Développer un réseau de Maisons de jeunes ou de quartier​

    • Des lieux et des activités doivent être offerts aux jeunes pour leur permettre de sentir que cette ville est aussi la leur. Nous devons renforcer la cohésion sociale et ainsi diminuer les incivilités. En développant un réseau de Maisons de jeunes ou de quartier pour que les jeunes puissent mettre en œuvre leurs initiatives et se rassembler près de leur lieu de vie, nous favoriserons le vivre-ensemble, l’intégration et l’appartenance.​

 

Une ville qui offre une vie sportive, sociale et culturelle accessible et abondante

Constat

Après la création du Service de la culture en 2012, la politique culturelle s’est développée, notamment grâce à la démarche participative CULTYV en 2018. Depuis plusieurs années, Yverdon-les-Bains voit un foisonnement de nouveaux projets culturels. Notre ville croît rapidement et il est important que la scène culturelle locale ainsi que les projets sportifs s’y continuent de s’y développer. En tant que deuxième ville du Canton, Yverdon se doit en effet d’être une référence cantonale en matière de politique culturelle et sportive. En raison de la pandémie, les vies sociale, culturelle et sportive se sont par ailleurs fragilisées. Aussi est-il impératif d’apporter tout le soutien possible aux actrices et acteurs du sport, de l’événementiel et de la culture, tant la pratique du sport,  des arts et la participation aux manifestations qui en découlent sont indispensables au bien-être de notre population.

Notre projet

Au-delà du maintien de l’acquis en la matière, le PS et le POP veulent renforcer la pratique d’activités culturelles et sportives en encourageant l’émergence de nouveaux acteurs-trices et de nouvelles manifestations, pour une vie sociale plus riche, plurielle et aussi nocturne. L’attractivité d’une ville ainsi que son développement économique, touristique et économique dépendent en effet d’une offre riche en structures et animations sportives et culturelles. Enfin, il convient de rendre le sport et la culture plus accessibles à tou-te-s par le biais de mesures adaptées, ceci afin d’étendre les bienfaits apportés par ces activités au plus large spectre sociétal possible.

Nos mesures

  1. Rendre le sport et la culture accessibles à toutes et tous au moyen d’un passeport

    • La culture ainsi que la pratique du sport doivent être accessibles à tous les habitant-e-s, quels que soient leurs revenus. À cette fin, nous proposons la création d’un « Pass Culture et Sports ». Les habitant-e-s de notre ville pourront ainsi bénéficier de réductions sur les entrées à des événements sportifs et culturels, ainsi que sur des inscriptions à des clubs sportifs et des écoles de musique partenaires. De plus, avoir accès à ces deux domaines avec un seul Pass permettra une promotion mutuelle de ceux-ci. Afin de faciliter l’accès à la culture et au sport pour tou-t-es, nous préconisons que les personnes à l’aide sociale ainsi que les migrant-e-s admis-e-s à titre provisoire et les réfugié-e-s puissent bénéficier de ce Pass gratuitement;​

    • valoriser le travail de nos nombreuses associations locales par la mise à disposition de locaux et par une écoute attentive de la part de nos autorités;

    • pour nos artistes, associations culturelles et sociétés sportives, trouver un lieu permettant leur pratique est aujourd’hui difficile. Nous proposons, par des contrats de confiance entre la Ville et les associations intéressées, de mettre à disposition des collectivités culturelles et sportives les locaux temporairement vides de la ville. Beaucoup d’acteurs culturels et sportifs pourraient ainsi y exercer, y entreposer leur matériel, voire y emménager;

  2. Rendre gratuit l’accès à la bibliothèque publique​​

    • Actrice indispensable de la vie culturelle et sociale d’Yverdon- les-Bains, l’accès à la Bibliothèque publique et scolaire requiert aujourd’hui un abonnement. Avoir accès aux ouvrages de la bibliothèque, c’est avoir accès à la connaissance, à l’éducation ainsi qu’à la culture et son patrimoine. À l’instar d’autres villes vaudoises, nous proposons donc que les Yverdonnois-e-s n’aient plus à se soucier d’une quelconque cotisation;​

  3. Inventer un terrain fertile à la création et à la représentation artistique​

    • Nous souhaitons créer un pôle culturel à Yverdon-les-Bains rayonnant bien au-delà de notre ville. Nous attendons la création d’un lieu d’invention artistique pluridisciplinaire en arts vivants et que soient garantis des soutiens pérennes à la culture. Nous nous assurerons que le développement de celui-ci, au cœur du complexe Sports 5 et aux côtés du pôle sportif, devienne une réalité. Par leur vision pluridisciplinaire, des artistes résidant à Yverdon-les-Bains pourront attirer un plus large public lors de représentations sur les lieux culturels emblématiques de notre ville, des performances de rue et une mise en lumière de leurs disciplines, à l’instar de ce que nous proposent aujourd’hui les festivals Le Castrum, AlternatYv, Numerik Games, l’Amalgame et La Dérivée;​

  4. Libérer la vie nocturne et innover !​

    • Beaucoup d’initiatives de citoyen-ne-s sont aujourd’hui abandonnées aussitôt formulées par manque de soutien de la Municipalité. Le PS et le POP soutiendront les actions promouvant la rencontre, les liens sociaux, les activités extérieures, ainsi que la vie nocturne, notamment grâce à la mise à disposition des espaces publics et l’octroi des autorisations concernées, qu’elles soient sollicitées par des privés ou des associations.​

 

Une ville verte et fleurie où il fait bon vivre

ensemble

 

Constat

Le bruit, les polluants, les conséquences du dérèglement climatique et de la dégradation de l’environnement, ainsi que l’augmentation des températures urbaines, menacent la qualité de vie de toutes et tous.

Ils frappent particulièrement les plus démuni-e-s d’entre nous. Les liens sociaux, la solidarité et la préservation de l’environnement seront indispensables pour faire face à la crise sociale et sanitaire actuelle, et auront une influence décisive sur le bien-être de chacun-e d’entre nous. Nous devons répondre aux besoins fondamentaux de toutes et tous et répliquer à l’urgence de la situation environnementale en concevant de nouveaux espaces de vie.

Notre projet

Nous souhaitons construire ensemble une ville bienveillante et ouverte, à l’écoute de ses habitant-e-s, une ville désireuse d’améliorer la qualité et la convivialité des espaces publics et collectifs et d’accompagner la créativité de ses habitant-e-s pour concevoir une ville inclusive, solidaire et durable. Nous rêvons d’une ville verte et bleue, en harmonie avec la nature, comme lieu de vie sain, agréable et nourricier. Nous voulons protéger les habitant-e-s des effets du dérèglement climatique, des îlots de chaleur, du bruit et de la pollution de l’air.

Nos mesures

  1. Concevoir des aménagements et des équipements publics destinés à favoriser les liens sociaux, la solidarité de proximité et la qualité du vivre-ensemble :

    • adapter les aménagements publics et le mobilier urbain aux besoins de toute la population: familles, personnes à mobilité réduite, seniors, enfants, jeunes, etc.;

    • encourager les initiatives des habitant-e-s pour faire vivre les quartiers, par exemple par des démarches de «Quartier solidaire» ;

    • développer une vision et une stratégie intégrant ces objectifs dans des démarches participatives ;

    • pérenniser l’extension des terrasses sur le domaine public communal ;

  2. Disséminer et encourager dans la ville des espaces partagés, vecteurs de lien social, de détente et de production nourricière, pour créer un environnement généreux et solidaire, offrir fruits et légumes de qualité et renforcer la cohésion sociale :

    • stimuler et permettre les projets collectifs et de quartier, par ex. de création d’ateliers, de jardins ou de vergers partagés, et les soutenir par des conseils et la mise à disposition d’espaces publics ou privés communaux ;

    • créer vergers et jardins communaux et développer au Service des travaux et de l’environnement un pôle de compétence en biodiversité et agriculture urbaines ;

    • faire renaître une rue de la Plaine en zone piétonne, végétalisée avec des terrasses, comme un espace de vie, de partage et d’échange;

  3. Soigner la santé et le bien-être de toutes et tous et lutter contre le bruit, en verdissant la Ville et en accroissant la présence et la qualité des espaces naturels, pour prévenir les îlots de chaleur, améliorer la qualité de l’air et capturer les émissions de CO2 :

    • multiplier l’arborisation, les toits et façades végétalisés, les structures végétales, offrant ombrage et fraîcheur, en sélectionnant des essences adaptées au changement climatique et aux dynamiques biologiques locales, et encourager les habitant-e-s à fleurir fenêtres, balcons et pieds d’immeubles;

    • renforcer les surfaces perméables et en pleine terre, dans les nouveaux projets et par reconversion de surfaces étanches;

    • valoriser la présence de l’eau en ville sous diverses formes, notamment le long des canaux en y équilibrant les fonctions de détente et de mobilité douce avec le renforcement de la biodiversité.

 

Une ville qui conçoit des mobilités respectueuses du bien-être de tou-te-s et de l’environnement

Constat

La mobilité permet les échanges humains et elle est ainsi source de bien-être. Cependant, les nuisances causées par le trafic, le bruit, la pollution de l’air, le manque de sécurité pour les vélos et les piétons, la congestion, le manque de transports publics, encore aggravés par la croissance démographique, entravent le bien-être et la santé des habitant-e-s. La lutte contre le dérèglement climatique requiert de plus des réductions importantes des émissions de gaz à effet de serre, auxquelles la mobilité est une contributrice importante. À cet égard, la législature actuelle s’apparente à une législature perdue : le réseau de transports publics n’a subi que des aménagements mineurs, la mobilité douce reste sous-exploitée, voire dangereuse dans certains endroits.

Quant à la vision d’ensemble, elle fait cruellement défaut : dans ses objectifs censés incarner le plan de circulation pour les 15 prochaines années, la municipalité actuelle ne mentionne pas une fois l’impact du trafic motorisé sur le dérèglement climatique ni ses plans pour faire baisser ce trafic et profiter de l’immense potentiel inexploité de la mobilité douce.

Bien qu’Yverdon soit une ville agréable, plate, idéale pour la pratique de la marche à pied et du vélo, les infrastructures ne favorisent pas ces modes de mobilité. Les parents hésitent à encourager leurs enfants et ados à se rendre à l’école à bicyclette et les seniors, se sentant fragilisés, renoncent à ce moyen de déplacement.

Notre projet

Nous souhaitons promouvoir la mobilité douce par la limitation de la vitesse et la construction d’infrastructures agréables et adaptées et favoriser l’usage des transports publics. Nous voulons des aménagements adaptés et sécurisés, permettant le déplacement de toutes et tous, en particulier les personnes à mobilité réduite, les seniors et les enfants.

Nos mesures

  1. Limiter la vitesse à 30km/h et se doter d’un vrai réseau de mobilité douce

    • limiter la vitesse à 30 km/h comme vitesse de référence sur la plus grande partie du réseau routier (à l’exception de certaines artères à 50 km/h) et à 20 km/h sur les rues secondaires et ainsi réduire la pollution et le bruit, protéger la santé et la sécurité des habitant-e-s;

    • élargir les trottoirs, les voies de mobilité douce et les doter d’espaces verts, en tenant compte des suggestions faites par le COSY (Conseil des Seniors d’Yverdon);

    • développer des voies de mobilité agréables pour piéton-ne-s et cyclistes le long des parcs et canaux, encourager leur usage, par exemple par des panneaux indicateurs de direction et de durée ainsi que des marquages au sol;

  2. Favoriser l’usage de transports publics adaptés pour toutes et tous

    • augmenter progressivement les fréquences et le nombre de lignes de bus, suivant l’augmentation démographique, par exemple Front Gare, Gare Lac ;

    • encourager les jeunes à prendre les transports publics en prévoyant la gratuité de ceux-ci pour les moins de 25 ans ;

    • équiper de structures abri-bus les arrêts proches des EMS, des institutions pour personnes à mobilité réduite, des crèches et des écoles ;

    • tester une ligne de bus électrifiée, entre la gare et le Y-Parc et réfléchir à l’électrification future des transports publics.

Une ville exemplaire en matière de transition énergétique

Constat

Yverdon-les-Bains a cette chance presqu’unique d’être maître de sa politique énergétique, de par son Service des Énergies autonome. À l’heure des bouleversements climatiques que nous vivons, c’est une chance à saisir. La Ville n’a pas attendu ces dernières années et a mis en place une ambitieuse politique de chauffage à distance, créé des centrales solaires photovoltaïques et déployé la fibre optique. Ces efforts, louables, ne sont toutefois pas suffisants : ils doivent donc être poursuivis et approfondis.

Notre projet

Le changement climatique est l’un des défis majeurs auxquels notre époque doit faire face, et la politique énergétique en est un des piliers : tout doit être fait pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, dont le domaine énergétique est le premier contributeur. Dans notre ville, malgré des efforts importants ces dernières années, la part d’énergies renouvelables dans la consommation totale reste basse – bien en dessous des objectifs pourtant raisonnables du Canton et de la Confédération.

Il convient donc d’approfondir et d’accélérer la transition énergétique yverdonnoise, en donnant un « coup de boost » aux économies d’énergie et aux énergies renouvelables : dans le domaine de la chaleur, encore essentiellement dépendant des énergies fossiles, avec l’extension des réseaux de chauffage à distance à base renouvelable et, partout où cela est possible, avec l’encouragement à la transition vers les pompes à chaleur ; dans l’électricité, avec le développement de nouvelles centrales solaires photovoltaïques, notamment par le biais de coopératives, la poursuite de notre soutien au développement de l’éolien et l’encouragement à la mutation énergétique du secteur de la mobilité, notamment en favorisant sa transition vers les mobilités douces, les transports publics, et la mobilité électrique.

Nos mesures

  1. Créer et accompagner plusieurs nouvelles centrales photovoltaïques, notamment par le biais de coopératives;

    • Ces dernières années, les centrales solaires se sont multipliées sur les toits yverdonnois. Nous proposons de continuer dans ce sens, en y associant la population par le biais de coopératives, et en mettant à disposition les surfaces et toits communaux qui s’y prêtent, comme cela s’est fait à deux reprises par le passé avec un grand succès;

  2. Etendre les réseaux de chauffage à distance à base renouvelable et y raccorder les quartiers, partout où cela est possible;

    • La ville dispose désormais de deux réseaux de chauffage à distance fonctionnels, dont un à base renouvelable. Nous proposons de concrétiser le troisième projet, CAD-Santal, au sud de la ville, et de l’étendre partout où cela est possible. Nous proposons également d’étudier à quel point la géothermie de moyenne profondeur pourrait être une solution pour le chauffage du nord-ouest de la ville;

  3. Lancer l’assainissement énergétique du parc immobilier communal – en commençant par les immeubles d’habitation;

    • Dans le domaine du chauffage, il ne suffira pas de passer à des modes de chauffage renouvelables. Il faut en parallèle assainir, autant que possible et le plus vite possible, le parc immobilier existant. Nous proposons de lancer un double programme d’assainissement : au sein du parc immobilier communal tout d’abord – et particulièrement dans les bâtiments d’habitation et ensuite via une politique d’encouragement à l’assainissement énergétique destinée au secteur privé, en accompagnement des politiques cantonales dans le domaine. Enfin, nous nous efforcerons de poursuivre une politique exemplaire en matière de durabilité des nouvelles constructions communales;

  4. Lancer un programme d’encouragement à la transition vers la mobilité électrique;

    • À Yverdon-les-Bains, la mobilité constitue avec le chauffage l’un des deux principaux émetteurs de gaz à effet de serre. En complément d’une politique ambitieuse de transfert modal vers la mobilité douce et les transports publics, nous proposons en parallèle de développer la mobilité électrique, pour les transports publics, le développement d’un réseau de recharge en accès libre, et par une politique d’encouragement à l’équipement en infrastructure de recharge chez les particuliers;

  5. Appliquer avec volontarisme le Plan directeur des énergies;​

    • La Ville s’est dotée d’un Plan directeur des Énergies, ambitieux et visionnaire. Certains, apeurés, ont tenté de le remettre en question ou d’en diminuer la portée. Au contraire ! Ce plan ne doit pas rester lettre morte – nous proposons au contraire d’en appliquer rapidement les mesures, notamment par l’inclusion de celles-ci dans les Plans d’affectation et le Plan directeur communal, ainsi que par l’utilisation des dispositifs légaux permettant son application concrète.​

 

Une ville réellement inclusive

Constat

Ces dernières décennies, des engagements ont été pris pour améliorer les politiques publiques visant à l’égalité et la lutte contre les discriminations et pour construire une ville inclusive et ouverte, mais les lacunes sont encore nombreuses. La Suisse est signataire de la Convention de l’ONU relative aux droits des personnes handicapées, et engage ainsi les citoyen-ne-s et les collectivités publiques à œuvrer pour une société inclusive qui fait de la place à toutes les différences et offre les mêmes droits à toutes et tous.

Yverdon-les-Bains s’appuie sur les compétences de 900 collaborateurs- trices répartis au sein de 12 services différents. Combien de postes de cadres sont-ils occupés par des femmes? Où en est-on de la parité? Ne serait-ce pas le moment de viser l’équilibre?

Notre projet

Pour permettre un vivre-ensemble respectueux dans l’espace public, il convient de mettre en place des mesures préventives diversifiées, de permettre des déplacements urbains sûrs pour tou-te-s, et en particulier pour les personnes à mobilité réduite, d’offrir un habitat adapté, ainsi que de soutenir l’intégration professionnelle, de former et sensibiliser le personnel communal sur les sujets tels que le sexisme, le racisme, l’homophobie et la transphobie et, enfin, de donner une place aux associations qui œuvrent à ces fins. Il faut une politique volontaire pour promouvoir l’égalité des genres et veiller à l’engagement de femmes aux postes de cadres dans une perspective de parité.

Nos mesures

  1. Promouvoir l’égalité et la défense des minorités dans l’administration communale

    • Sensibiliser l’ensemble des employé-e-s de la Commune à l’égalité et à la protection des minorités. Il s’agit notamment de mettre en œuvre des programmes de formation pour les différentes professions actives en particulier dans les domaines de la santé, des affaires sociales, de la police et du secteur scolaire, et à l’intention de différents groupes-cibles de l’Administration municipale (formatrices et formateurs professionnels, apprentis/apprenties, personnel de soin et personnes en contact avec le public). Ces personnes acquerront ainsi des compétences de base pour gérer la pluralité de genres, d’ethnies, de motricités, d’identités et d’orientations sexuelles.

    • Se doter d’un congé parental plus étendu. Le congé paternité a enfin été accepté au niveau suisse. Mais deux semaines restent largement insuffisantes. La Commune se doit d’être exemplaire.

  2. Créer des lieux d’accueil au service des habitant-e-s

    • De nombreuses associations mettent bénévolement temps et énergie à disposition des habitant-e-s de la ville d’Yverdon. Afin de leur permettre une activité pérenne et de garantir l’accessibilité à leurs services, nous souhaitons que la ville mette des lieux d’accueil à leur disposition, en particulier celles qui travaillent en faveur de l’inclusion et de la diversité. Ce peut être dans des maisons de quartiers, écoles ou collèges hors des heures de cours, ou d’en subventionner la location. Nous souhaitons que la Ville reçoive régulièrement les associations qui travaillent à des fins d’inclusion pour un échange sur les mesures à prendre en faveur de l’égalité.

  3. Créer un lieu d’hébergement et d’écoute pour les femmes victimes de violence

    • Il existe à Yverdon plusieurs lieux qui peuvent prendre en charge des femmes victimes de violence domestique (eHnv, LAVI). Néanmoins, il manque un lieu d’hébergement pour le Nord vaudois, ce qui peut décourager les victimes, notamment celles qui ont des enfants à l’école, de porter plainte. Un lieu d’écoute, géré par des professionnel-le-s mais plus informel que la LAVI, peut susciter la confiance nécessaire à la libération de la parole, notamment chez les femmes en situation de précarité.

  4. Concrétiser l’inclusion à chaque fois que c’est possible

    • Les personnes à mobilité réduite, en raison d’un handicap ou de l’âge, ont besoin de logements adaptés à leurs besoins spécifiques. Celles avec une déficience intellectuelle ou des troubles psychiques peinent à trouver des appartements sur le marché immobilier. La construction de logements d’utilité publique doit être soutenue pour ces populations.

    • Faire d’Yverdon une ville avec un design universel. Lever les obstacles et rendre la ville accessible à toutes et tous (personnes à mobilité réduite, âgées, en situation de handicap ou parents avec des enfants en bas âge) doit être au cœur de tous les aménagements urbains.

    • Soutenir l’intégration professionnelle des personnes en situation de handicap. L’administration publique doit être exemplaire dans ce domaine et se donner pour ambition d’avoir au moins 5% de son personnel vivant avec un handicap.

    • De nombreuses personnes issues de la migration ont besoin d’acquérir des compétences par des expériences professionnelles afin de pouvoir s’intégrer sur le marché du

    • travail. Que ce soit pour les réfugié-e-s suivi-e-s par le Centre social d’intégration des Réfugiés (CSIR) ou les personnes admises à titre provisoire suivies par l’EVAM, les opportunités de stages de longue durée sont rares. La ville pourrait se doter d’un projet d’insertion en ouvrant des places au sein des différents services de la Ville. En plus de permettre aux personnes migrantes, résidant en suisse durablement, d’acquérir des compétences pour faciliter leur insertion, ce projet favorise leur intégration en réduisant le risque d’isolement et leur permet d’améliorer leurs compétences orales en français par une pratique de la langue au quotidien.